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[Changeling: The Dreaming (1st Edition) (7000), Changeling Storytellers Guide (7009)]
" Et non, le Père
Noël n'existe pas"
" C'est bien joli d'être artiste,
mais ça nourrit pas son homme"
" Ecoute, t'es mignon, mais
moi les poèmes ça m'intéresse pas
trop, je préfère les hommes forts"
" La recherche
spatial, c'est bien joli, mais ça coûte cher et
ça sert à rien"
" Corneille? bah, c'est un
chanteur, quoi"
Si vous avez déjà entendu l'une de ces phrases, souvenez-vous de la chape de plomb que vous avez senti sur vos épaules et le froid qui vous a pris aux tripes. C'est la Banalité. L'ennemie du Rêve, de la fantasie et de tout ce que représentent les changelins. L'amie de tout ceux qui cherchent le confort des certitudes et la sécurité d'un monde rationnel.
Les Changelins la combattent dans leur vie personnelle, en la repoussant le plus possible (bien que, malheureusement, ils ne puissent s'en passer sans risquer la folie du Tumulte); voir militent activement contre. Cette lutte peut prendre des allures pacifiques (encourager son entourage propre à rêver, lui montrer l'exemple en restant toujours fidèle à ses valeurs...) ou de terrorisme dans le cadre des Unseelies, et surtout des terribles Bonnets Rouges, qui préfèrent répandre des peurs et cauchemars pour saper le sentiment de sécurité. Chaque fois qu'un Changelin nie sa nature féerique (par exemple pour échapper à un péril chimérique), sa banalité progresse.
Histoire de vous donner quelques exemple
de manifestation de la banalité (et aussi pour me
défouler un peu, quand même):
- Sur les adultes fiers de leur maturité
- Sur la sottise suintante de la téléréalité
- Sur la vulgarité affolante des rencontres télévisées
- Des champions du monde de baballe au pied
- Sur les remugles déglutis
- Si éthyliques qu'on pourrait les flamber
- Des loques estudiantines imbibées
- Au cerveau déjà pourri
- Sur la recherche incessante de l'efficace
- Sur les navrants discours politicards
- Sur la consommation sacrée opium des masses
- Sur les fronts ornés de casquettes Ricard
- Sur GTA3, l'art post moderne et les études d'ingénieur,
Le fer froid (c'est à dire pur, et peu travaillé) est la matérialisation de la banalité;
et les changelins en ont une peur bleue. En sa présence, ils
perdent l'accès au Songe et à leurs pouvoirs
chimériques.
Certaines personnes, appelée Peuple d'Automne (en référence à l'écrivain Ray Bradbury), respirent la banalité,
si fort que les Changelins se sentent mal en leur simple
présence. Ce peuvent être des contrôleurs
d'impôts, des critiques de cinéma, des parents
surprotecteurs, des fanatiques religieux, des étudiants passant
leur temps à boire, des scientifiques obtus ou des supporters de
foot.

