Les Litanies de Sang

Changelin


sluagh

[Changelin, Version Française, éditions Ludis 1996]


            S'il existe une forme de sagesse dans la folie, les Satyres sont les plus intelligentes de toutes les fées, ils parlent par énigme et s'abandonnent à tous leurs désirs. Bien que les autres Kiths jettent un regard condescendant sur les us des Satyres, cela ne les empêche de venir chercher conseil, trouver un peu de réconfort ou tout simplement prendre un peu de bon temps. Les Satyres n'ont que peu de retenue: un "bouc" dira volontiers à un Bonnet Rouge de s'enfoncer sa hache de bataille là où le soleil ne brille pas, puis s'en ira au galop en riant à tue-tête. Les Satyres sont les plus athlétiques, si ce n'est les plus forts, des Kithains occidentaux, qu'il s'agisse de faire la fête, boire ou décamper à la vitesse de l'éclair. Moins beaux que les Sidhes, les boucs ne manquent jamais de soupirants; ils prétendent que cela est du à leur spiritualité et à leur amour des plaisirs, mais beaucoup pensent que cela est plutôt lié au Don de Pan.

            En dépit des apparences, la vie des Satyres n'est pas une fête perpétuelle. La plupart apprécient même la solitude, la scolastique et s'intéressent au bien-être de leurs amis. Ils font de bons confidents et d'excellents débatteurs, et en matière de plaisir, leurs joutes spirituelles rivalisent avec leurs concours de beuverie. Les Satyres apprécient la connaissance et ceux qui les supportent découvrent qu'un idéal poétique se cache sous leur fourrure. Mais les Satyres se fatiguent parfois de tout cela et se lancent dans ces orgies sexuelles pour lesquelles ils sont célèbres et dans lesquelles ils embarquent même les plus intellectuels de leurs amis.

            Les boucs ont un attrait pour la beauté et une faiblesse pour les choses précieuses. Bien qu'ils ne soient pas matérialistes, les Satyres aiment collectionner les objets et les personnes, juste pour le plaisir de jouer avec. Cela peut s'avérer difficile pour un "partenaire de jeu" qui s'attacherait au Changelin, car aussi doué qu'il puisse être, les sentiments restent un mystère pour un Satyre. Un Seelie essaiera peut-être de comprendre son amant, mais il ne sera jamais capable de saisir les raisons de sa peine. Les Unseelies ne prennent pas de gants avec leurs proies, ils brisent même leur coeur (et parfois leurs os) avec délectation. Rencontrer des Satyres Unseelies peut se révéler fort dangereux, car tout ou presque peut survenir lorsque l'on entonne le Chant de Pan, et l'issue peut en être fatale.

            Ils sont vaniteux, même les Sidhes admettent que les Satyres sont dotés d'une certaine beauté, en niant bien sûr toute attirance. Cet orgueil fait qu'un Satyre se sentant insulté provoquera l'offenseur en duel, ou pire encore. Il est ainsi rare que les Satyres parviennent à nouer des amitiés durables.

            Les Satyres forment des groupements appelés "tragos", sortes de familles au sens large. Les amis, les seigneurs, les compagnons de jeu et les ennemis finiront peut-être par tous disparaître, mais leurs congrégations perdureront. Seul le plus infâme des crimes peut entraîner l'exil, les boucs restent solitaires. Lorsqu'un Satyre meurt ou succombe à la Banalité, son trago le pleure au cours d'une veillée où sont interprétés des chants sans fin ainsi que des danses frénétiques.


apparence

 Efflanqués et velus, les représentants des deux sexes portent les cheveux longs et ne se rasent que rarement. Manquant de pudeur et très entreprenants, ils prisent la sensualité sous toutes ses formes. Leurs jambes sont recouvertes de fourrure et se terminent par des sabots fourchus, de petites cornes pointent de leur front. Le peu de vêtements qu'ils portent sont généralement résistants et faciles à retirer.


aspect

Les Gamins, également appelés "faunes", possèdent quatre petites bosses en lieu et place des cornes. Ils chantent et jouent si magnifiquement qu'ils peuvent couvrir le son de n'importe quel mortel.

Les Vauriens illustrent parfaitement le chaos, ils sont chahuteurs et lubriques. Leurs cornes, source de fierté parmi les mâles, peuvent mesurer jusqu'à près de quinze centimètres (un peu moins pour les femmes), chaque paire de cornes pousse ensemble pour ne faire qu'une.

Les Grincheux sont dotés d'une grande sagesse mais sont souvent tristes car les meilleures années sont derrière eux. Beaucoup de tragos entraînent les vieux Grincheux dans une ultime virée afin de les soustraire à la Banalité. À la fin de la fête, le Grincheux s'endort pour la dernière fois. Les cornes des Grincheux mâles se fortifient et se recourbent en suivant le sommet du crâne.


style de vie

La musique est la grande passion des boucs; bien que certains poursuivent des carrières parralèles d'acteurs, ils sont d'une manière ou d'une autre tous musiciens. Ils aiment les bois sauvages et les boîtes de nuit animés



affinites

Fées

heritages

Don de Pan: En chantant et en jouant (charisme + empathie ou représentations), les Satyres peuvent attiser les désirs charnels des mortels comme des Changelins. Celui qui ne réussit pas un jet de volonté (difficulté 7) succombera à l'appel. Pendant une heure ou deux environ, la Banalité locale va s'abaisser, et aussi longtemps que la fête continuera, les participants (mortels et fées) verront leur niveau de Banalité diminuer de 1 point et assouviront leurs désirs et envies jusque-là réfrénés.

Prouesse physique: Les Satyres ajoutent un point à leur vigueur, même si cela porte ce trait au-delà de 5. Sous leur apparence féerique (avec leurs pattes de bouc), ils peuvent aussi courire à la vitesse de 25 mètres + 3 x leur dextérité. Ils ne peuvent obtenir d'échec critique sur les jets de sports.

defauts

Malédiction Passionnelle: Les Satyres sont prompts à des changements d'humeur, tout spécialement lorsqu'ils sont ivres, et peuvent pleurer à chaudes larmes ou entrer dans une colère noire à la moindre provocation. Les difficultés de tous les jets de volonté visant à essayer de garder le contrôle de soi sont augmentées de deux (voire même plus si le Satyre est soûl).


citation

"Ce n'est qu'en vous abandonnant à la passion que vous pourrez comprendre le Songe."

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