Les Litanies de Sang

Vampires
Voies

Voie de la Bête
[Blood Sacrifice: The Thaumaturgy Companion (2423) p33-41]



Petite histoire de la magie vampirique du Moyen Orient


    Maître du Paradis et de la Terre, tel est la signification de Dur-An-Ki. Les pratiquants s'appellent entre eux Ashipu, mot babylonien pour sorcier. Dur-An-Ki est la synthèse de nombreuses croyances, depuis la Mésopotamie à l'Assyrie, en passant par le mithraïsme, puis l'Islam. La division entre les mondes orientaux et occidentaux est la raison principale qui a empêchée les vampires d'Occidents d'apprendre Dur-An-Ki, la magie traditionnelle des vampires.
    Le XIXème siècle a permis aux Tremere de retrouver ces pratiques, en partie du moins. De nombreux clans orientaux autres que les Assamites pratiquent cette magie, ce qui a facilité les recherches Tremere. En 1974, les Tremere réussissent à convaincre une Malkavian pratiquant Dur-An-Ki de se joindre à la Maison Tremere, ce qu'elle accepte. Parallèlement, les membres du clan donnent le Baiser à des pratiquants humains de ces rites, et tentent de capturer, depuis toujours, des vampires adeptes, afin de leur soutirer des informations.


Théorie et pratique de la magie Dur An Ki

    La pratique vient d'un pacte permanent, d'une alliance, entre les Dieux et les hommes. Pour les ashipu musulmans, leur prière à Dagon ou Ishtar s'accompagne toujours d'un "Si Dieu le veut", puisqu'il ne peut y avoir qu'un Dieu, Allah.

    Ecrits Dur-An-Ki

    Les ashipu préfèrent se baser sur des religions anciennes, celles dérivées de la Bible étant bien trop vivaces, trop porteuses de Foi, dans le monde moderne.

    Reliques

    Un prophète gagne un pouvoir spirituel en parlant à un Dieu. Aussi, tout ce qu'il touche est ensuite porteur de ce pouvoir. Les Ashipu sont friands de ces reliques, de toute religion, et plus encore de celles reliées au sang (argile d'une ville où un homme religieux important a été tué par exemple). Pour palier au manque de relique, de nombreux Ashipu utilisent le sang de personnes censées appartenir à une lignée religieuse prestigieuse (Saiyids descendant de Mahomet, ou Kohanim, caste de prêtres juifs), qui vaut comme une relique mineure. De même, l'Eucharistie, censée être le Corps et le Sang du Christ, a le même pouvoir. En fait, toute religion est un pacte, et est donc utilisable comme telle par un ashipu.

    Nuits Sainte et Imams de Sang

    Chaque pouvoir est vu comme une alliance avec un Dieu. Par la Voie de Manipulation des Esprits, il est possible d'établir un contact avec un Dieu, donc de développer de nouveaux pouvoirs. Ceci ne présage en rien du temps nécessaire pour créer une nouvelle voie ou l'acquérir. Il faut noter que les alliances passées par les vampires ne supposent pas de Foi réelle: des reliques de grands sorciers vampires ne servent donc à rien

    Dur-An-Ki et Thaumaturgie Noire

    Etant donné la description qu'on fait de Dur-An-Ki, cette discipline se rapproche beaucoup de ce que font ceux passant des pactes avec les démons. Mais la différence majeure, c'est que le Ashipu demande un pouvoir au nom de pactes passés (tu as eu ce que tu voulais par le passé, Tiamat, alors au nom de ces accords, paie!), alors que le pactisan recrée un nouveau pacte.

    La religion d'état mésopotamienne

    La culture mésopotamienne prévoyait que l'ordre social devait être préservé pour servir les Dieux. En échange de ces bons services, les Dieux devaient leur rendre la vie plus facile (victoires, moissons etc..). Les statues étaient des incarnations des Dieux, habillées, nourries, déplacées. Les prêtres utilisaient ces offrandes et sacrifices pour eux, parce qu'ils servaient les Dieux. Les statues des Dieux se rendaient même visite pour des raisons conjugales! Un vampire invoquant un dieu mésopotamien doit donc agir de même : vénérer une statuette, l'habiller etc...

    Mithraïsme - Mithras, dieu du Soleil, des serments et de l'ordre social. 

    Les prêtres d'avant la réforme Zoroastrienne vénéraient Mithras avec du feu, et en buvant une boisson sacrée, le haoma, plante fermentée hallucinogène. Entre -1000 et -600, la réforme a lieu. Mithras devient une divinité secondaire, après les Amesha Spentas (Saints Immortels, personnifiant les vertues) et Ahura Mazda (Seigneur de la sagesse). Ahriman (Dieu du Mal, aussi appelé Angra Mainyu) s'oppose à Ahura Mazda du début à la fin des temps. Les zoroastriens vénèrent le feu comme symbole d'Ahura Mazda, et leur doctrine est conservée dans le Zend-Avesta et les Gathas. Cette foi disparaît presque totalement avec l'Islam. Elle subsiste en Inde (Parsee), qui continuent de donner leurs morts aux vautours, afin de ne pas souiller l'eau, la terre et le feu.
    Le mithraïsme se propage avec Rome, sous forme d'une religion à initiation, appréciée par les soldats...il faut dire qu'elle prévoit un paradis, ce qui n'est pas le cas de la religion romaine. Le rite central est le sacrifice du taureau au dessus des nouveaux initiés, représenté dans chaque temple. Les vampires romains sont attirés par ce sang, et adhèrent à cette religion. D'autres rites sont liés à l'astrologie, on retrouve des étoiles sur les plafonds des temples, ou bien derrière la cape de Mithras.

    Astrologie

    L'astrologie est une donnée importante pour les ashipu : le destin des hommes est lié à la position des étoiles. Connaître l'horoscope d'une personne crée un lien avec elle : ceci peut pallier au besoin d'un morceau de corps d'une victime (mais dans ce cas, le rituel est à +1SR). Si la victime est un vampire, l'horoscope de sa naissance et de sa date de mort constitue un lien parfait (pas de malus) car il le définit de manière unique.

    Escalader l'échelle du Paradis

    L'astronomie antique décrit le cosmos comme une série de sphères, chaque sphère correspondant à un niveau de spiritualité supérieure. De tout temps, les Ashipu ont tenté de rejoindre les sphères supérieures, physiquement, mais aussi et bien sûr spirituellement. Une entité mystique (Dieu?) est censée habiter la dernière sphère, celle englobant toutes les autres.

    Kalif

    Les Assamites utilisent le Kalif pour atteindre les sphères supérieures (hashih nourri au sang vampirique). Une personne normale n'est sujette qu'à des hallucinations agréables. Un sorcier sait manipuler ces hallucinations, et faire apparaître les chemins permettant de gravir l'échelle. D'abord, le monde se déstructure en figures géométriques, puis le sorcier est au pied d'un escalier sans fin. Des étapes jonchent l'ascension (rencontres avec des esprits, scènes jouées par d'autres, souvenirs passés). Résoudre ces étapes permet en général de comprendre certains secrets thaumaturgiques. En haut de l'escalier, c'est l'Etape de l'Enlèvement éternel: un monde semblable au paradis. Il y a quelques dizaines d'années, des sorciers se sont demandés pourquoi ceux revenant de ce paradis n'étaient jamais porteurs de nouveaux secrets. Alors ils ont résistés aux plaisirs de ce paradis, et ont vu un nouvel escalier apparaître. Ce fut une révélation : seul la première sphère avait été atteinte, celle de l'illusion, celle de la Lune. La récompense a été le 5ème niveau de la Voie du Vent tueur, permettant d'être intangible. Depuis, le second niveau a été atteint: la sphère de Mercure leur offre la possibilité d'accéder aux communications électroniques mondiales. Et derrière cette illusion d'omnipotence, un autre escalier... les étapes montrent comment annihiler les distances, les changer.

    Danse

    Certains sorciers utilisent les danses mystiques, tels les derviches tourneurs.

    Douleur

    Une branche indienne des sorciers Assamites utilise la douleur, à la façon des yogis, pour obtenir des visions.

    Méditation

    Beaucoup d'Ashipu croient que Dieu réside dans la pensée pure. Ils méditent donc sur des textes sacrés

    Eloquence et Art

   Certains pensent que les artistes peuvent recevoir l'inspiration divine par les arts.

Amulettes et Talismans

    De manière traditionnelle, les talismans et amulettes sont utilisés au Moyen Orient.

Sceau cylindrique mésopotamien Suivant leur matière, ils étaient censés aider à la réalisation de l'individu (prospérité, santé, négociations etc)
Bols incantatoires Les juifs mésopotamiens se faisaient enterrer avec des bols comportant des incantations pour repousser les démons
Plaques et tablettes Les babyloniens gravaient des tablettes avec Lamashtu la démone, et des incantations contre elle. Les amulettes de pierre arabes ou perses sont souvent en agates, avec des versets du Coran.
Amulettes en papier Amulettes sur support carré (papier ou parchemin) comportant des inscriptions mystiques liées au zodiaque, de la géométrie, ou des saintes figures. Ces amulettes sont conservées dans des petits tubes d'argent ou de bois.
Livres saints Ils sont souvent portés par les croyants, en permanence.
Rosaire Le rosaire n'est pas propre à la chrétienté. Il peut être adapté (nombre de perles) à chaque divinité.
Figurines Les Assyriens utilisaient couramment des figurines lors de leurs rituels.
Main La main est présente dans de nombreuses religions du Moyen Orient, et sert souvent comme talisman.


    Pratiques diverses : encens, usage de pollen ou d'eau pour sanctifier, herbes, bénédiction par onction d'huile sacrée, divination par les entrailles, géomancie (interprétation des motifs du sable lancé par exemple), cracher, alchimie, numérologie.

 

Djinns

    Dieu créa les Djinns à partir d'une fumée noire, ne provenant pas d'un feu.  Abdur-Rahman et Abdul-Kadir sont les rois Djinns convertis par Mahomet, Masidus le Roi des Djinns chrétiens, Tututash celui des Djinns juifs. Malik Afshan, Masitash, Talu Khush sont d'autres rois des Djinns. Eblius est le roi des Djinns mauvais, ayant refusé de s'agenouiller devant Adam.

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